:|
22 Avril 2010

Nick Magnus

Children of Another God

par Jean-Philippe Haas
Voici un disque qui sera apprécié par les uns et méprisé par les autres. Les uns défendent une musique poussiéreuse qui ne mérite plus guère l’adjectif « progressif », mais qui perpétue une tradition de sophistication mélodique et d’emphase. Les autres sont avides d’audace, de fraîcheur, mais aussi d’expérimentations pas toujours très heureuses. Choisissez votre camp avant de lire ce qui va suivre.

Ex-membre de The Enid, Nick Magnus a assuré pendant une vingtaine d’années les claviers dans le groupe de Steve Hackett. Children of Another God est son quatrième effort solo, une œuvre paradoxalement bien plus influencée par Genesis que par son ex-guitariste. Le plus populaire des groupes de progressif est en effet omniprésent sur ce disque, à travers ses années soixante-dix (« Children of Another God », « Identity Theft ») et quatre-vingt (« Doctor Prometheus », « Crimewave Monkeys »), bien que la plus grande partie de cet album fasse un grand écart – parfois douloureux – entre les deux décennies.

Tony Patterson, chanteur notamment du tribute band Regenesis, accentue ce lien de parenté déjà fort prononcé. Magnus a également fait appel à quelques autres vieilles connaissances, donc le père Hackett lui-même sur « The Colony Is King ». Ce seul titre suffit pour illustrer à quel point son jeu a traumatisé celui de Steve Rothery et de Mike Holmes...

Children of Another God est desservi non seulement par ses influences mal digérées mais aussi par une production plate et un usage immodéré de claviers très typés. Dans un registre proche, on préférera largement les disques plus épurés de Steve Thorne. 
  • Année: 2010
  • Label: Magick Nuns Records

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir