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30 Décembre 2009

Djam Karet

Burning the Hard City

par Jean-Daniel Kleisl
Burning the Hard City (1991, réédité en 2000 par Cuneiform Records), troisième publication des Californiens, est une déception relative. L'équilibre si soigneusement trouvé entre développement de belles ambiances et parties techniques dans The Ritual Continues, partiellement balayé avec Reflections From a Firepool (1989), est cette fois-ci totalement abandonné au profit des effets pyrotechniques des deux guitaristes, Gayle Ellett et Mike Henderson. Chuck Oken Jr. et Henry Osborne se contentent eux d'accompagner avec brio les deux solistes. Certains morceaux confinent à la pure démonstration guitaristique et les effets larsen dégoulinent en masse (« At the Mountains of Madness  »).

On restera toutefois scotché par les compositions proches du King Crimson des nineties , à commencer par « Province 19: The Visage of War » qui aurait presque mérité une place sur The Power to Believe (2003). « Feast of Ashes » vaut lui aussi largement le détour mais pour le reste, les structures et les morceaux tendent à se répéter d'autant plus que le disque dépasse les soixante-dix minutes.

L'album incarne en quelque sorte la face rock progressif du bipole Burning the Hard City / Suspension & Displacement, également paru en 1991, qui en représente l'aspect ambient, peut-être plus intéressant car bien moins démonstratif. Les amateurs de progressif instrumental de qualité et de verve guitaristique devraient néanmoins y prendre grand plaisir, d'autant plus qu'il confirme Djam Karet dans la voie qu'il semble vouloir se tracer, sans trop essayer de petits et bienvenus détours, hélas.
  • Année: 2000
  • Label: Cuneiform Records / Orkhestra

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