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08 Juin 2009

Quikion

Escargot Bianco

par Aleksandr Lézy
Depuis 1992, Quikion se revendique de l’école minimaliste française proche du Klimpereï de Pascal Comelade. Ce trio atypique mélange le folklore des pays d’Europe de l’est avec le chant dans leur langue maternelle. Avec un titre tel qu'Escargot Bianco, qui penserait que ce groupe peut être japonais ? Cet album de quatre titres est sorti initialement en 1999, c’est donc une version rallongée de quelques nouvelles compositions que Musea et Poseidon proposent aujourd'hui. Seulement un an après Kapricio, ces denrées supplémentaires ne s’avèrent pas vraiment rares. On prend les mêmes et on recommence : le chant de la délicieuse Yukiko accompagnée de son harmonium et de ses deux acolytes, Emi à l’accordéon, au glockenspiel et aux percussions et Eiji à la guitare et au bouzouki. Ce mélange entre la musique de Yann Tiersen et celle de Taraf de Haïdouks demeure à la fois ravissant et dépaysant. En revanche, tous les morceaux souffrent d'une certaine similitude et gagneraient à perdre en durée. Après l’exposition du thème principal et la surprise des frottements, cloches et autres idiophonies, le soufflé retombe bien trop rapidement. Si ce folklore peut sembler audacieux, la musique de Quikion manque cruellement de rebondissements, d’expériences nouvelles et d’émancipation stylistique. Heureusement, la production illustre avec tact et doigté l'univers d'un groupe qui se veut chaleureux et sensible. Les curieux se délecteront de ce disque et étofferont ainsi leur collection de formations de folk progressif, même si à première vue le lien de parenté reste lointain.
  • Année: 2009
  • Label: Musea

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