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17 Décembre 2008

Lüüp

Distress Signal Code

par Christophe Gigon
Lüüp n’est pas vraiment un groupe car ce Distress Signal Code est en fait le fruit d’un travail de collaboration entre le flûtiste grec Stelios Romaliadis et des musiciens en provenance des nébuleuses jazz et progressives. Sur ce premier album, notre souffleur en chef peut s’enorgueillir de pouvoir compter en outre dans ses rangs le célèbre saxophoniste de Van der Graaf Generator, David Jackson. Les autres musiciens, non moins talentueux sont de la fête, parmi lesquels la magnifique chanteuse Lisa Isaksson à la voix envoûtante. Les neuf titres sont principalement articulés autour des mélodies jouées à la flûte par notre ami athénien. Pourtant, la musique proposée par Lüüp ne ressemble en rien à celle que jouait alors le Genesis de Peter Gabriel. L’ensemble, très onirique et atmosphérique, lorgne sensiblement vers des contrées ambient mais n’est pour autant pas dénué de consistance. L’auditeur averti reconnaîtra également des esquisses peu éloignées qu’aiment produire John et Steve Hackett, voire le trompettiste Nils Petter Molvaer. L’ajout de voix sur quelques pistes et la présence du superbe saxophone de David Jackson – qui sait tirer son épingle du jeu dans cette sensible construction d’une douceur angélique – permettent ainsi d’éviter la monotonie et constituent un réel atout. L’utilisation massive de boucles atmosphériques permet de créer un univers captivant, enivrant et jamais lénifiant. La bande-son idéale des digestions qui suivent les repas de la Nativité !
  • Année: 2008
  • Label: Musea

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