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22 Avril 2018

Disconnected

White Colossus

par Malcolm
dans

Disconnected, un nouveau venu sur la scène metal française ? Oui et, en même temps, pas tout à fait non plus. On saluera, dans un premier temps, la réalisation exemplaire de ce premier album à la patte homogène et à la production dans la canons du metal moderne, au son à la fois gros et aéré. Assurément un bel objet sonore. On remarquera toutefois, par là même, bon nombre de traits familiers à une certaine scène metal française, qui situe White Colossus dans l'héritage revendiqué des grands frères du metal prog hexagonal, Klone et Hacride en tête.

Technique, bon goût dans les arrangements, voix justes et bien placées, on note chez Disconnected une certaine expérience de l'exercice ou, du moins, une aptitude surprenante à synthétiser les influences. Et, omniprésentes, sûrement revendiquées, ces marques de fabrique garantes d'une filiation avec les piliers de la Klonosphère précédemment cités : un sens de la mélodie, des voix chantées puissantes et lumineuses, quelques soupçons de polyrythmie sans pour autant verser dans le mathcore, des overdubs discrets et pourtant omniprésents (synthés, samples, guitares additionnelles). White Colossus prend soin de plaire, c'est évident.

Les mauvais esprits pourront peut-être dire qu'à force de jouer au gendre parfait, Disconnected finit par freiner ce qui pourrait faire son unicité : pensons au travail, exemplaire et à contre-courant, réalisé par Matthieu Metzger pour Klone et Hacride. Doit-on pour autant préférer l'original à la copie ? Pas forcément. Disconnected tire son épingle du jeu par une certaine sincérité qui ne semble pas se démentir au long des dix titres qui composent son premier album. Gageons que celui-ci lui ouvrira les portes de France et de Navarre, on a hâte de voir ça en vrai.

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