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27 Septembre 2008

Death Is Not a Joyride

The Human Zoo

par Jean-Philippe Haas
Le Texas, ce n’est pas seulement Dallas, Chuck Norris, la famille Bush et le pétrole, mais également Austin, capitale d’état, ville étudiante à l’intense activité culturelle et notamment musicale qui révèle régulièrement de jeunes talents prometteurs comme Opposite Day, The Invincible Czars ou Muchos Backflips. Death is not a Joyride fait aussi partie de ce lot plein d’avenir. Cette bande de tristes sires s’inscrit dans une logique d’expérimentations sans complexes, où des sons électriques torturés se mêlent aux plaintes d’un violon. Entre pop noise grunge, rock électro aux accents gothiques et trip-hop dissonant, le groupe emprunte autant à Massive Attack qu’à The Dresden Dolls voire même à Stolen Babies. Par ailleurs, la présence aux manettes de John Congleton (producteur entre autres de Explosions in the Sky) n’est sans doute pas étrangère à certains errements post rock. Parmi les nombreux sujets abordés sur ce disque par les Texans se trouve le « triptyque à concept ». Sur « Willie the Gorilla » / « Willie B. » / « Ambassador Willie », ambient, post rock, trip hop et bruitisme sont successivement à la fête, pour le plus grand plaisir des amateurs de textures sonores non-euclidiennes. Ce laboratoire musical est habité par la voix incertaine et déprimante de Kacy Ritter, sorte de Björk ou de Kate Bush sous acide qui en agacera plus d’un... et en ravira quelques autres. Reste que The Human Zoo peut se prévaloir d’être à la fois expérimental et de bonne tenue, avec la fraîcheur et le courage d’un groupe neuf, pas encore corrompu.
  • Année: 2008
  • Label: Autoproduction

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