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28 Août 2017

Leprous

Malina

par Raphaël Dugué
dans

Après les albums de Steven Wilson et Anathema, c’est Malina de Leprous qui a fait débat dans la rédaction de Chromatique. Avant même l’arrivée de l’album, le groupe avait déclaré se détacher de ses influences metal, Leprous aurait-il besoin de renouvellement?

À la première écoute de l’album, il est difficile de donner tort au groupe, le côté plus agressif et radical a disparu et c’est dans une direction plus orientée rock alternatif (« Stuck » et « From the Flame » en sont de parfaits exemples) que le groupe se dirige. Mais il ne s’agit pas d’un virage à 180 degrés car Leprous n’a rien perdu de son identité et c’est malheureusement le plus gros défaut de cet album. En effet, dès les premières minutes, tous les éléments de la musique des Scandinaves sont présents et donnent la mauvaise impression que le groupe fait du sur place (à l’image de « Mirage » qui tourne à vide). Les riffs saccadés inspirés du djent virent parfois à l’auto-plagiat (« Captive »), les mélodies ont un air de déjà entendues (« From the Flame ») et le tout manque clairement d’un titre majeur qui sortirait du lot. Porté par la voix puissante de Einar Solberg, Malina ne manque pourtant pas de qualités, les musiciens sont excellents dans l'exécution de morceaux complexes et la production organique est tout à fait à propos mais le groupe donne l’impression désagréable d'être en pilote automatique. Le disque manque globalement de profondeur pour donner à ses auditeurs l’envie de s’y replonger et son côté très immédiat s’estompe après une première écoute.

À l’instar d’Opeth qui a abandonné le metal pour trouver du nouveau, Leprous peine à se renouveler complètement. Pire, sans le metal, le groupe perd un point de contraste essentiel et s’enferme paradoxalement dans les mêmes schémas de compositions développés depuis Coal.

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