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16 Novembre 2012

Balloon Astronomy

S/T

par Jean-Philippe Haas

Fraîchement débarqués de San Diego, Californie, Jim Ledger et Glenn Little se sont mis dans l’idée de contribuer à la grande et glorieuse histoire du rock progressif. Pour cela, le duo a pu s’adjoindre les services de quelques brillants musiciens, dont un batteur de luxe en la personne de Nick D’Virgilio et la guitare acoustique de Mike Keneally, entre autres. Mais si la présence d’invités prestigieux peut constituer un bon argument de vente, cela n’induit pas pour autant la réussite artistique, et encore moins commerciale. En l’occurrence, le résultat, agréablement mélodique et fort bien produit, consiste en un mélange assez plaisant entre le Genesis des années quatre-vingt/quatre-vingt-dix (le spectre de Tony Banks plane sur la plupart des titres) et le Marillion le plus récent, influences auxquelles vient s’ajouter un certain penchant pour le folk rock (« Roots Run Deep », « Eagle », « One Summer »). Autrement dit, la composante progressive est assez limitée, et le groupe s’attache davantage à développer de belles mélodies, où le piano tient une place importante, que d’étaler une quelconque virtuosité ou de s’engager dans une démarche expérimentale. Malgré ce manque d’émancipation évident, le groupe tente occasionnellement de prendre un peu d’autonomie, comme sur l’instrumental « By The Strange Water’s Edge ». Il faudra toutefois que Balloon Astronomy prenne davantage de risques s’il veut prétendre à autre chose qu’un rôle de figurant au sein d’une niche où le moindre clone de Genesis réclame sa place au soleil.

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